2001—2010 Décennie des Nations Unies pour Faire reculer le paludisme
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Epidémies de paludisme

Une épidémie peut survenir lorsque le paludisme touche des populations vulnérables peu ou pas immunisées. En pareille situation, tous les groupes d'âge sont exposés au risque de mortalité ou de morbidité grave. Les épidémies de paludisme à Plasmodium falciparum, forme la plus grave de la maladie, peuvent être dévastatrices si elles ne sont pas jugulées à temps. Les populations les plus menacées en cas d'épidémie sont celles qui vivent sur les hauts plateaux, dans les zones arides ou à la lisière des déserts ainsi que celles qui vivent dans des zones où des mesures de lutte couronnées de succès n'ont pas été renforcées ou maintenues.

Deux types de facteurs peuvent précipiter une épidémie de paludisme : les facteurs naturels (variations climatiques, catastrophes naturelles), et les facteurs dus à l'homme (conflits et guerres, projets agricoles, digues, exploitations minières, exploitations forestières, échec des mesures de lutte en vigueur). La plupart facilitent la transmission du paludisme par les moustiques. Certains facteurs suscitent aussi des mouvements massifs de populations qui exposent les personnes non immunisées au parasite du paludisme.


Les inondations et autres catastrophes naturelles peuvent déclencher des épidémies de paludisme de même que (ci-dessous) l'exploitation économique de l'environnement comme l'exploitation minière, les digues et les projets d'irrigation.Comme les épidémies de paludisme touchent des populations qui, en temps normal, ne sont pas exposées à la maladie, ou seulement une brève partie de l'année, les services de santé locaux ne sont généralement pas à même de prévoir, détecter et combattre ces épidémies à temps, d'où la survenue de cas graves et les taux de mortalité élevés. Une fois les mesures de lutte adoptées, elles arrivent souvent trop tard, sous la pression politique, et sont appliquées de manière inefficace, avec un minimum de coordination et de compétences, et les résultats obtenus sont marginaux. Puis, une fois l'épidémie passée, les leçons durement apprises sont progressivement oubliées, jusqu à l'épidémie suivante.

Avec des informations socioéconomiques et météorologiques et des données épidémiologiques locales, les épidémies de paludisme sont largement prévisibles. Les épidémies dues à l'homme, en particulier, peuvent être prévues avec une grande précision, par exemple en liaison avec des projets de développement irrigation, alevinage, digues, etc. On peut les prévenir grâce à une action plurisectorielle menée au stade de la planification.


Il est plus difficile de prévoir les épidémies de paludisme dues à des causes naturelles. Ces épidémies ont cependant tendance à se reproduire et il est important de tirer l'enseignement des expériences passées. L OMS, de concert avec ses partenaires de l'initiative pour faire reculer le paludisme, a aidé à analyser rétrospectivement les épidémies de paludisme dans plusieurs pays d'Afrique. Les résultats obtenus permettent de forger des principes directeurs OMS sur la manière de prévenir et de combattre les épidémies de paludisme en Afrique. Le partenatiat FRP soutiennent également les efforts déployés par les pays sujets à des épidémies pour se doter de vastes systèmes multisectoriels d'alerte en cas d'épidémie qui allient détection précoce, alerte rapide et prévision à long terme.

Ces systèmes doivent notamment utiliser des indicateurs valables et précis et nécessitent une solide collaboration entre les services météorologiques et épidémiologiques du Ministère de la Santé. Des recherches destinées à vérifier la validité des indicateurs sont en cours dans des pays d'Afrique orientale et australe, dont l'Ethiopie, le Kenya, l'Ouganda et la République-Unie de Tanzanie. FRP étudie la possibilité de créer un réseau technique régional pour les pays d'Asie, en privilégiant l'analyse des expériences passées et en établissant des indicateurs prévisionnels exacts. La prévision et l'alerte précoce peuvent renforcer l'état de préparation local et permettre aux autorités et aux collectivités d'utiliser en temps voulu des moyens de lutte économiques et efficaces pour prévenir une mortalité excessive. Pendant les épidémies, les moyens de lutte novateurs doivent prendre en considération des thérapies plus performantes, comme les polythérapies à base d'artémisinine. FRP aide également les pays à élaborer des stratégies pour se préparer aux épidémies et prendre des mesures d'urgence. FRP fournit des protocoles de traitement type pour des épidémies potentielles et encourage le stockage d'antipaludiques efficaces et d'autres fournitures essentielles qui pourront être distribués rapidement dans les situations d'urgence.



 

WHO WB UNICEF UNDP
Faire reculer le paludisme est un partenariat mondial établi en 1998 par l'OMS, le PNUD, l'UNICEF et la Banque mondiale. En collaboration avec les gouvernements, d'autres organismes de développement, des ONG et des entreprises privées, il s'efforce de réduire le coût humain et socio-économique du paludisme.
 
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